Article paru dans le journal de l’OMS de vienne, Top Magazine.

Les boxeurs au féminin 

Depuis ses débuts, en 1981, le Full-Contact-Gym-Boxe (FCGB) a toujours été un club précurseur. Il fut le premier club en France à proposer, pour une seule cotisation, la pratique de trois sports de combat (la boxe anglaise, le muay-thaï, tout nouveau en France, et le full-contact), des cours de gym-tonic — popularisée à la télévision par les fameuses Véronique et Davina —, une école de boxe (pour les huit-quatorze ans) et une salle de musculation. Alors que les filles, bienvenues dans les cours de full-contact et de boxe thaïlandaise, ne sont pas encore autorisées à pratiquer la boxe anglaise, le FCGB les a toujours accueillies (et même fait boxer) en boxe éducative, contre des garçons, sous l’œil étonné et un peu réprobateur des professeurs de l’époque. Les jeunes Sabine et Nelly menaient alors la vie dure aux garçons ! Dans les années quatre-vingt-dix, la fédération française de boxe (FFB) s’ouvre — enfin ! — aux sportives. S’ensuit une quinzaine de médailles en championnats nationaux avec, notamment, Séverine Gaviot-Blanc, Dalila Jebahi, Camille Monnier et Emma Gongora. De 2000 à 2010, le FCGB est le seul club à organiser des stages féminins, ouverts aussi bien aux pratiquantes de boxe anglaise qu’à celles de full, de muay-thaï ou de boxe française.

Depuis, elles sont de plus en plus nombreuses à pousser la porte du club à chaque nouvelle saison. Pour la saison 2021/2022, elles représentent 30% de l’effectif total, soit 36 adhérentes sur 120. Les raisons qui les poussent à venir au FCGB sont variées et diverses : 11 d’entre elles recherchent une activité de remise en forme tandis que la majorité pratiquent assidûment un sport de combat. Cinq boxeuses sont engagées en compétition, dont 2 minimes, 2 cadettes et 1 senior. Pour celles qui ne recherchent pas encore le frisson du ring, elles ont tout le loisir de l’expérimenter au cours des entraînements. Ces derniers sont organisés en plusieurs parties : une phase d’entraînement, de la technique, quelques combats libres avant de finir par les abdominaux et les étirements. Transpiration garantie, tout comme la bienveillance, qui est une règle d’or du club ! Que vous vous entraîniez avec un boxeur ou une boxeuse, le but est que vous preniez du plaisir et que vous progressiez à votre rythme. L’absence de coups n’est pas garantie, car “c’est en forgeant qu’on devient forgeron”, mais l’œil au beurre noir et le nez cassé seront évités. La boxe n’est pas un simple sport de force : elle nécessite également beaucoup de réflexion, que ce soit dans l’apprentissage des techniques ou dans l’étude de son adversaire. Tout le monde a donc sa place dans une salle de boxe, que vous soyez petit ou grand, droitier ou gaucher, femme ou homme… L’important est que vous soyez motivés à révéler la force qui sommeille en vous et à contribuer à faire émerger celle des autres combattants. Car la boxe est un sport d’équipe, où vous ne serez jamais seuls… Alors, prêt(e)s à boxer ?

Texte : Annabelle Vaysset – Photo : Jean Charles Horry.

http://www.oms-vienne.info/top-magazine-29/

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