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Florian, boxe samedi 22 janvier.

Ce samedi, à Tossiat, dans l’ Ain, Florian Galvane, membre de l’équipe de France de kick-boxing, boxera pour le championnat Auvergne Rhône Alpes de K1 (coups dans les jambes et genoux autorisés). Ils sont quatre inscrits.

Tous les renseignements complémentaires (adresse, heure…) seront sur la page facebook.

Article paru samedi 15 janvier sur le Dauphiné Libéré.

La boxe féminine au Péage-de-Roussillon

Elles ont quatorze et quinze ans et sortent de l’école de boxe de la section péageoise du Full-Contact-Gym-Boxe (FCGB), club viennois qu’on ne présente plus ; elles ont entre trois et six années de pratique et ont connu deux années de Covid, avec confinements, couvre-feu, masques, etc. — deux années sans compétition, quoi. Malgré tout, Aïcha, Inès et Marie ont repris l’entraînement cette saison, bien décidées à continuer leur progression.

En 2020, Aïcha El Harrak et Inès Jaouadi, alors minimes, s’étaient qualifiées pour les championnats de France, avant que la pandémie n’oblige les fédérations à stopper toutes les manifestations ; cette saison s’annonce encore tendue, aucune compétition n’ayant été programmée au premier trimestre. De quoi entamer leur motivation…

Leur entraîneur, Moussa Fella, nous parle d’elles : « Les trois filles ont le niveau national ; elles sont en capacité d’égaler Camille Monnier, qui a été championne de France cadette en 2016.Aïcha El Harrak, c’est un “petit taureau” : elle ne lâche pas ses adversaires, leur met une pression constante. Inès Jaouadi, c’est la technicienne ; elle manque un peu de confiance en elle, mais il lui suffira de reprendre la compétition pour combler ce manque.Marie Guillet, la dernière arrivée, compense son déficit technique par une énergie et une motivation hors normes.Les trois possèdent une super mentalité, elles progressent ensemble, sont dans l’entraide. Je suis pressé de les voir sur un ring, elles vont en surprendre plus d’une. »

Elles ne sont pas les seules à s’entraîner au gymnase Bayard : vous y retrouverez également Yasmine, Nelly et Léha, qui, tous les mardis et jeudis, viennent croiser les gants avec les garçons.

Pour conclure, comme dirait Aïcha quand elle parle du FCGB : « Venez au club, vous n’allez pas le regretter. Et, si vous regrettez, venez me voir, on réglera ça ! »

Omicron, un uppercut pour la boxe

Par Alexandre Terrini Publié le 28.12.2021 sur le site de la FFboxe.

Face à l’ampleur de la nouvelle vague épidémique provoquée par ce variant du Coronavirus, l’Exécutif a pris, le 27 décembre, des mesures restrictives dont certaines concernent, entre autres, le sport et, par récurrence, la boxe. Voici ce qui nous attend.

Un verre encore à moitié plein

Certains verront le verre à moitié vide, d’autres se satisferont qu’il soit encore à moitié plein. De fait, on a échappé au huis clos, que l’on pouvait craindre, et, pire, à l’interdiction de la tenue des compétitions amateurs. On a aussi évité le couvre-feu et son corollaire, l’impossibilité de programmer des épreuves sportives et des entraînements le soir.

2 000 spectateurs maximum et assis

En revanche, les jauges sont bel et bien de retour à compter du lundi 3 janvier et pour une durée de trois semaines. Soit 2 000 spectateurs pour les événements sportifs et culturels qui ont lieu en intérieur et 5000 personnes pour ceux qui se déroulent en extérieur. Une limitation qui concernera une poignée de galas de boxe, à l’image de celui censé se tenir à Bercy, le 15 janvier prochain, avec Tony Yoka comme tête d’affiche…

A noter que les concerts debout sont interdits. Ce qui signifie, en creux, qu’il en va de même pour les manifestations sportives et qu’il faudra être assis pour assister à des combats de boxe.

Le passe vaccinal, la règle

Le passe vaccinal va remplacer le passe sanitaire à compter du 15 janvier si le Parlement entérine, d’ici là, le prochain projet de loi sanitaire. Quèsaco ? Le passe vaccinal signifie que son titulaire doit apporter la preuve qu’il a été l’objet d’un schéma vaccinal complet, soit au minimum deux doses, voire trois selon le délai légal (soit sept mois après la dernière injection ou infection à la Covid pour toutes les personnes âgées de 18 ans et plus). Avec une modulation : les individus contaminés par la Covid-19 devraient, eux aussi, bénéficier de facto du passe vaccinal au bout de onze jours et pendant six mois. En revanche, le passe sanitaire ne sera plus de mise. En clair, exciper un test PCR négatif ne permettra plus d’entrer dans les enceintes concernées.

Le passe vaccinal s’imposera à tous ceux qui franchiront la porte d’un gymnase ou d’un stade. A savoir, les sportifs, amateurs et professionnels, mais également les spectateurs et les membres (dirigeants, encadrants et bénévoles) des clubs de boxe et autres. Dit autrement, quand on a douze ans et plus, il est désormais obligatoire d’être vacciné pour mettre les gants ou entraîner ou, simplement, pour entrer dans une salle de boxe ou s’asseoir en tribune.

Qui va contrôler ?

Autre difficulté logistique à l’horizon : afin de lutter contre les faux passes vaccinaux, Matignon souhaite multiplier les contrôles d’identité por s’assurer que le document produit correspond bien à celui ou à celle qui prétend en être le détenteur. Soit. La question est de savoir qui sera habilité à demander à quelqu’un un justificatif d’identité, sachant qu’il s’agit, à ce jour, d’une compétence exclusive des officiers de police judiciaire. On évoque pêle-mêle, le personnel en charge de la gestion des équipements, un préposé au sein des clubs, le service de sécurité lors des compétitions etc. Surtout, on imagine déjà les confits potentiels lorsque des récalcitrants refuseront de se soumettre à une telle procédure pour accéder au ring.

Quid de la règle 2G+ ?

Enfin, à ce stade, le Gouvernement n’a pas encore précisé un élément loin d’être anecdotique : la règle dite 2G+, qui contraint à présenter un test négatif en sus d’un schéma vaccinal complet, s’appliquera-t-elle ? Et si oui, où et quand ? Un double effet Kisscool qu’il est question d’exiger dans les lieux à risque. Ceux qui accueillent des supporters dans un périmètre fermé sont-ils de ceux-là ? That is the good question.

Interdiction de manger et de boire

Autre point, a annoncé par le Premier ministre, Jean Castex, « la consommation de boissons et d’aliments sera interdite dans tous les cinémas, théâtres, les équipements sportifs et les transports collectifs, y compris longue distance ». Ce qui signifie, de facto, la fin momentanée des buvettes durant les galas de boxe et, donc, une source de recettes en moins pour les organisateurs. Qui n’avaient pas besoin de ça.

Par ailleurs les mesures sanitaires annoncées le 26 novembre 2021 restent d’actualité.

Article paru dans le journal de l’OMS de vienne, Top Magazine.

Les boxeurs au féminin 

Depuis ses débuts, en 1981, le Full-Contact-Gym-Boxe (FCGB) a toujours été un club précurseur. Il fut le premier club en France à proposer, pour une seule cotisation, la pratique de trois sports de combat (la boxe anglaise, le muay-thaï, tout nouveau en France, et le full-contact), des cours de gym-tonic — popularisée à la télévision par les fameuses Véronique et Davina —, une école de boxe (pour les huit-quatorze ans) et une salle de musculation. Alors que les filles, bienvenues dans les cours de full-contact et de boxe thaïlandaise, ne sont pas encore autorisées à pratiquer la boxe anglaise, le FCGB les a toujours accueillies (et même fait boxer) en boxe éducative, contre des garçons, sous l’œil étonné et un peu réprobateur des professeurs de l’époque. Les jeunes Sabine et Nelly menaient alors la vie dure aux garçons ! Dans les années quatre-vingt-dix, la fédération française de boxe (FFB) s’ouvre — enfin ! — aux sportives. S’ensuit une quinzaine de médailles en championnats nationaux avec, notamment, Séverine Gaviot-Blanc, Dalila Jebahi, Camille Monnier et Emma Gongora. De 2000 à 2010, le FCGB est le seul club à organiser des stages féminins, ouverts aussi bien aux pratiquantes de boxe anglaise qu’à celles de full, de muay-thaï ou de boxe française.

Depuis, elles sont de plus en plus nombreuses à pousser la porte du club à chaque nouvelle saison. Pour la saison 2021/2022, elles représentent 30% de l’effectif total, soit 36 adhérentes sur 120. Les raisons qui les poussent à venir au FCGB sont variées et diverses : 11 d’entre elles recherchent une activité de remise en forme tandis que la majorité pratiquent assidûment un sport de combat. Cinq boxeuses sont engagées en compétition, dont 2 minimes, 2 cadettes et 1 senior. Pour celles qui ne recherchent pas encore le frisson du ring, elles ont tout le loisir de l’expérimenter au cours des entraînements. Ces derniers sont organisés en plusieurs parties : une phase d’entraînement, de la technique, quelques combats libres avant de finir par les abdominaux et les étirements. Transpiration garantie, tout comme la bienveillance, qui est une règle d’or du club ! Que vous vous entraîniez avec un boxeur ou une boxeuse, le but est que vous preniez du plaisir et que vous progressiez à votre rythme. L’absence de coups n’est pas garantie, car “c’est en forgeant qu’on devient forgeron”, mais l’œil au beurre noir et le nez cassé seront évités. La boxe n’est pas un simple sport de force : elle nécessite également beaucoup de réflexion, que ce soit dans l’apprentissage des techniques ou dans l’étude de son adversaire. Tout le monde a donc sa place dans une salle de boxe, que vous soyez petit ou grand, droitier ou gaucher, femme ou homme… L’important est que vous soyez motivés à révéler la force qui sommeille en vous et à contribuer à faire émerger celle des autres combattants. Car la boxe est un sport d’équipe, où vous ne serez jamais seuls… Alors, prêt(e)s à boxer ?

Texte : Annabelle Vaysset – Photo : Jean Charles Horry.

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